Semaine du climat : une expérience enrichissante pour les élèves 

Ces 19 et 31 mars derniers ont eu lieu les deux derniers jours de la semaine du climat de cette année scolaire 2025-2026, au sein des lycées Paul Éluard à Saint-Junien et René Cassin à Bayonne. 

Une expertise scientifique pour une vision aguerrie 

Les élèves ont pu partir à la rencontre d’hommes et de femmes dont nous ne savons pas toujours qu’ils œuvrent contre le réchauffement climatique : les scientifiques.  

  • Emilie Chevalier est maître de conférences en droit public au laboratoire OMIJ à l’Université de Limoges. Elle est venue nous expliquer comment la justice peut mettre en place des lois pour protéger la nature, mais aussi les difficultés que cela engendre. 
  • Mohamed Taabni, maître de conférences en géographie au laboratoire RURALITES de l’Université de Poitiers, a fait travailler les élèves en groupe sur deux thématiques : l’adaptation des villes face au réchauffement climatique et les conséquences de la fonte des neiges et des sécheresses sur nos montagnes. 

Un contenu pédagogique adapté à chaque territoire 

La venue de scientifiques locaux permet également aux élèves d’identifier concrètement les impacts du réchauffement climatique dans leur région afin qu’ils soient plus à même d’identifier les leviers nécessaires.  

  • Michel Galliot est climatologue et président de France Nature Environnement Limousin. Il est venu présenter ses travaux sur l’adaptation des espèces et des écosystèmes face au changement climatique en citant de nombreux exemples de la région Limousine.  
  • Emmanuel Joussein, professeur des universités au laboratoire E2LIM au sein de l’Université de Limoges, nous a éclairé sur l’avenir des réserves en eau du Limousin.  
  • Iker Castège et sa collègue Emilie Milon sont deux océanographes du centre de la mer de Biarritz. Ils nous ont fait découvrir la richesse de la biodiversité marine du golfe de Gascogne et les conséquences du réchauffement climatique sur ses écosystèmes.  
  • Nathalie Caill-Milly, chercheuse à l’IFREMER au sein du laboratoire LERAR, a échangé avec les élèves sur les ressources halieutiques de la côte atlantique et ses répercussions sur nos habitudes alimentaires
  • Mathieu Buoro et Etienne Prévost, tous deux chercheurs en démographie et évolution des populations de poisson migrateur à l’INRAE de Saint-Pée-sur-Nivelle, ont présenté leurs travaux sur l’impact du réchauffement climatique sur les populations du saumon, une espèce phare du Pays Basque qui vient mettre bas dans ces rivières.  
  • Damien Sous, notre dernier chercheur, est quant à lui maître de conférence en océanographie physique à l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Il a captivé les lycéens avec le sujet emblématique de la montée des eaux et de la modification de la circulation océanique.  

Le jeu pour favoriser l’engagement 

Durant ces journées, les élèves ont joué à plusieurs jeux sérieux à travers lesquels ils se sont imprégnés des enjeux du réchauffement climatique, mais surtout des solutions envisageables. L’intérêt du jeu pédagogique est que les élèves ne restent pas passifs mais actifs : c’est un premier pas vers l’action

  • Alan Duval et Isabelle Paricaud-Douady sont chargés de mission éducation au développement durable au rectorat de Limoges. Ils ont proposé aux élèves de faire la fresque du climat, ainsi que le jeu “découvertes des ODD” qui permet aux élèves d’assimiler les objectifs du développement durable. 
  • Joana Sarrias, animatrice nature au centre de la mer à Biarritz, accompagnée d’une volontaire en service civique, a fait découvrir aux élèves comment protéger l’incroyable diversité littorale de la Côte Basque, à travers le jeu “Kosta”, une création du centre de la mer. 
  • Le jeu Climat Tic-Tac, conçu par l’Institut Pierre-Simon Laplace, est un jeu de coopération pendant lequel les élèves apprennent à mettre en place des solutions d’atténuation ou d’adaptation face au réchauffement climatique qui menace la planète.  

Les semaines du climat reviennent en septembre ! 

Ces deux journées ont été riches en échanges et appréciées des élèves. Ce fut l’occasion pour eux d’appréhender ce phénomène sous plusieurs de ses facettes, d’en apprendre davantage sur le métier de chercheur et de peut-être se découvrir une nouvelle vocation ! 

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